Référence :15406

Les Sonnets du Docteur.

[CAMUSET Georges]:

Paris, chez la plupart des libraires, 1884. In-8 de [2]-47-3 pages, plein maroquin rouge, dos à nerfs, double filets dorés encadrants les plats, tête dorée, couvertures conservées. Ex-libris Paul Coichot. Une coiffe et un mors légèrement frottés. La reliure est signée de B. Berthet.

Frontispice gravé de G. Clairin, fac simile d'une lettre de Charles Monselet imprimée sur papier de Chine et une eau-forte de Félicien Rops. On a ajouté dans cet exemplaire les gravures publiées dans la seconde édition (1888), de Félicien Rops encore: "Ecchymoses" et "Auscultation". Edition originale, publiée anonymement, mais imprimée à Dijon par Darantière; un des 350 exemplaires sur papier de Hollande. On ne résiste pas à vous faire lire quelques lignes de ce bon Octave Uzanne, à propos des Sonnets du docteur: " Cet opuscule d'une cinquantaine de pages est spécialement destiné aux bibliophiles ; le tirage total atteint à peine 500 exemplaires, et l'impression, faite par maître Vascosan Darantière, de Dijon, est hors ligne et fait grand honneur à ce trop modeste émule des Sheuring et des Hérissey. Le texte, d'une merveilleuse pureté, bien mis en page et interligné, est entouré d'un encadrement rouge très sobre et d'un ton harmonieux. Ce joli petit livre s'ouvre par un frontispice de Georges Clairin et se termine par un curieux culispice à l'eau-forte de Félicien Rops, le chemisier favori des déesses de la mythologie moderne et le gantier des amours, le seul qui sache attacher une jarretière sur les mailles rosées d'un bas follement capiteux ; un grand artiste, en un mot, qui est dans l'art le Villon des petites villotières et le Rembrandt des sabbats charnels. Les Sonnets du Docteur vivront spirituellement et typographiquement, et les bibliophiles du XXe siècle fouilleront les archives de l'Académie de médecine pour découvrir le nom de ce fantastique Hippocrate qui mis en exergue au cou de sa muse, au nez voluptueusement retroussé : Camuse est." A propos de l'auteur: " Le docteur... le nommerai-je ?... est un honorable oculiste dijonnais, natif du Vendômois, qui a conservé la pleine verdeur de son pays d'origine. - Poète rabelaisien de la bonne école, il aime le large rire gaulois et courtise la muse gaillarde et grasselette de Grécourt et de Panard. - Ses sonnets sont exquis et pleins d'originalité […]" in Le Livre, livraison du 10 janvier 1885 (merci à Bertrand Hugonnard-Roche, et à son site dédié à Uzanne). Vicaire, II, 38; Carteret, IV, p. 86.

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