Référence :16863

De l'exportation et de l'inportation [sic] des grains. Mémoire lû à la Société Royale d'Agriculture de Soissons, par M. Du Pont, l'un des associés.

DUPONT DE NEMOURS Pierre-Samuel

A Soissons, et se trouve à Paris, chez P. G. Simon, 1764 In-8 de [2]-VIII-174-[2] pages, plein maroquin citron, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, pièce de titre en maroquin bordeaux, triple filet doré encadrant les plats, fleurons dorés aux angles, filet sur les coupes et roulette dorée sur les chasses, tranches dorées. Armes frappées aux centres des plats. Ex-libris A. M. Labouchère.

Edition originale très rare, aux armes d'Etienne-François de Choiseul-Stainville (OHR 834, fer n°4). Elle comporte les p. 16 & 17 et 18 & 19 puis les p. 48 & 49 et 50 & 51 imprimées chacune sur une page: l'auteur justifie cette abréviation de son texte par le fait qu'il manque de place, mais que les parties qui manquent sont dans les Mémoires non publiées de la Société Royale d'agriculture de Soisson. " Dupont avait dédié cet ouvrage à la Marquise de Pompadour, qui mourut d'ailleurs avant sa publication. Son but était de prouver les avantages immenses que la nation trouverait dans la liberté absolue du commerce des grains. " INED 1605. Notre exemplaire a cinq ajouts manuscrit du temps, à la plume ( p. 21, 29, 53, 73, 75) dont le dernier est un paragraphe entier. Encore deux corrections p. 11 et 66; tableau dépliant p. 46.Précieux exemplaire aux armes d' Etienne-François de Choiseul-Stainville, duc de Stainville, pair de France, maréchal des camps et armées du roi, ambassadeur extraordinaire à Rome et à Vienne, ministre des Affaires étrangères. Chevalier de la Toison d’or, de l’ordre de Saint Michel et de l’ordre du Saint Esprit. En juillet 1764, Choiseul autorise la libéralisation effective du commerce des grains. Portés par Quesnay et les physiocrates, pour qui la libéralisation de la production et des échanges est un gage de progrès nouveaux, Choiseul et le contrôleur général des Finances L'Averdy suppriment toute entrave au commerce des grains en juillet 1764. Désormais, le blé ne sera plus captif, laboureurs et marchands ne seront plus tenus d'approvisionner telle ville plutôt qu'une autre. On choisit délibérément de faire confiance aux lois du marché pour réguler l'approvisionnement et le prix des céréales. D'ailleurs, les belles récoltes et les bas prix des années 1760-1763 incitent à l'optimisme. Mais, dès 1764, la production agricole connaît une situation difficile; la spéculation fait le reste. Les prix grimpent. Dans des dizaines de villes, des révoltes frumentaires éclatent. A la fin de septembre 1768, L'Averdy est renvoyé.

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