Référence :17025

Les stalactites.

BANVILLE Théodore de:

Paris, Michel Lévy, 1846. In-8 de XII-206 pages, demi-maroquin vert à coins, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, tête dorée. Ex-libris A. Estienne. La reliure est signée L. Fixon.

Seconde édition avec, au faux-titre, un très bel envoi de Banville " à mon amie mademoiselle Marie Daubrun" suivi d'un poème de trois couplets, signé Théodore de Banville qui commence ainsi: " La lyre à l'amour se marie". Marie Daubrun actrice, née en 1828, connaîtra le succès dans sa jeunesse, dès 1847 dans La Belle aux cheveux d'or, féerie à grand spectacle inspirée d'un conte de Mme d'Aulnoy. Marie Daubrun sera une muse pour Charles Baudelaire; ils auront une courte liaison vers 1847, mais Marie Daubrun préférera Théodore de Banville. Baudelaire dédia à sa muse plusieurs de ses poèmes des Fleurs du Mal: Le Poison, Le Ciel brouillé, L'Invitation au voyage (Là, tout n'est qu'ordre et beauté / Luxe, calme et volupté.), L'Irréparable, Les Chats. Il lui écrira une belle et longue lettre lui suppliant son retour : " Est-il bien possible que je ne doive plus vous revoir ? […] Revenez, je vous le demande à genoux […] " On trouve, p. 61 un poème intitulé A Baudelaire Dufaÿs : " O poëte, il le faut, honorons la Matière: / Mais ne l'honorons point d'une amitié grossière, / Et gardons d'offenser, pour des plaisirs trop courts, / L'Amour, qui se souvient, et se venge toujours. [...]" Beau document! Le relieur Léon Fixon, ancien ouvrier de Thouvenin, exerça jusqu'en 1850 environ. Flety. Quelques épidermures et rousseurs, décharge de l'envoi sur la page de titre. Vicaire, I, 258.

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