Référence :17858

Zoroastre, Confucius et Mahomet comparés comme sectaires, législateurs et moralistes; avec le tableau de leurs dogmes, de leurs lois et de leur morale.

PASTORET [Emmanuel] de:

A Paris, Chez Buisson, 1787. Petit in-8 de 6-[2]-477 pages, plein veau marbré, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, étiquette de titre bordeaux.

Edition originale. Ami de Buffon et d’Alembert, avocat, poète, traducteur, ministre, professeur au Collège de France, le comte de Pastoret (1756-1840), auteur d’un Eloge de Voltaire (1779), est couronné en 1785 par l’Académie des Inscriptions pour ses travaux, au nombre desquels ce Zoroastre, Confucius et Mahomet. "Pastoret défend une idée simple : « Si Mahomet, dit-il, connut mieux que ses prédécesseurs l’art d’enchaîner le peuple par des opinions religieuses, l’art plus grand d’approprier ses dogmes au climat et aux besoins naturels de ceux auxquels il annonçait sa doctrine, on ne peut se dissimuler que Confucius n’ait développé avec plus de sagesse et de profondeur les principes de la morale, et que Zoroastre ne mérite de leur être préféré comme législateur. » Pastoret se rendra plus tard célèbre pour demander la transformation de l’église Sainte-Geneviève en Panthéon patriotique. L’Académie française lui est ouverte en 1820 : il y succède à Volney". [BGE]. Manque à la page de titre, sans perte de texte (signature déchirée); tampon Roland Couvreu. Caillet 8367, Quérard VI, 624.

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