Lettres sur les ouvrages et le caractère de J. J. Rousseau.
sans lieu, sans nom, 1788. In-12 de [4]-141 pages, plein veau fauve, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, pièce de titre rouge, initiales M. T. S. au premier plat, double filets dorés encadrant les plats, tranches dorées.
Contrefaçon de la rarissime édition originale "tirée à un très petit nombre d'exemplaires: plusieurs auteurs parlent de vingt exemplaires seulement". Il s'agit du premier livré édité par Mme de Staël. Lonchamp, 2783. "En 1788, on ne connaissait que la première partie des Confessions de Rousseau. Les six derniers livres parurent à la fin de 1789. [...] Aucun document ne nous permet d'affirmer que Germaine Necker, la future Mme de Staël, ait rencontré J.-J. Rousseau. Elle n'était âgée que de douze ans à sa mort. Nous savons par contre que son père, Jacques Necker, lui avait rendu visite à Montmorency, le 17 février 1761 ; le même jour, Rousseau avait également reçu Mme de Boufflers et Morellet. Germaine Necker était liée avec des amis de Rousseau. Mais elle voyait aussi ses ennemis irréductibles, Grimm en particulier. Avant d'écrire ses Lettres sur les ouvrages et le caractère de J. J. Rousseau., elle s'était donc créé par elle-même une opinion, d'après les récits très divers des contemporains de Rousseau, et surtout d'après ses œuvres.En parlant des problèmes de l'éducation, d'après l'Emile de J.-J. Rousseau, Mme de Staël s'adresse à sa fille. Quand sa fille mourut, elle remplaça ce mot par son fils (Auguste de Staël). Mais lorsqu'Albertine de Staël naîtra, elle remplacera de nouveau fils par fille, dans la troisième édition." Schazmann, 4.