Architecture Hydraulique, ou l'Art de conduire d'élever et de ménager les eaux pour les différens besoins de la vie.
A Paris, chez Charles-Antoine Jombert, 1737-1753. 4 volumes in-4, plein veau, dos à nerfs ornés de filets et fleurons dorés, tranches rouges. [8]-XII-412 pages chiffrées par erreur 312; [8]-424-XXVI-[2] pages; [8]-XIV-[2]-412-[32] pages; VIII-480-[40] pages.
Illustré d'un portrait de l'auteur au troisième volume, de deux frontispices (tome un et quatre) et de 219 planches gravées (44 + 55 + 60 + 60), outre les vignettes de titre et les belles en-tête gravées. Édition originale de cette importante publication dont la parution fut interrompu par la guerre de Succession d'Autriche).Bernard Forest de Bélidor "se livre très jeune à l’étude des mathématiques et de la théorie des fortifications et se fait remarquer par le duc d’Orléans, alors Régent. Il est nommé en 1722, à l’âge de 22 ans, professeur à l’école d’artillerie de la Fère (Aisne), nouvellement créé. En 1729, il publie La science des ingénieurs dans la conduite des travaux de fortification et d’architecture civile, dans lequel il se propose d’appliquer les mathématiques à la construction des forteresses et aux ouvrages de soutènement. En 1731, il publie Le bombardier françois, dans lequel il donne, pour la première fois, des tables permettant de déterminer avec précision la trajectoire des bombes. Son intérêt se portant sur les machines hydrauliques, il entreprend d’en perfectionner la conception et la construction grâce aux sciences mathématiques et physiques. Bélidor rédige alors son ouvrage le plus célèbre : L’architecture hydraulique, dont la première partie est publiée en deux volumes en 1737 et 1739. Ces deux ouvrages sont principalement consacrés à l’étude des différents types de moulins, tels que les moulins à blé ou moulins à scier et à la manière d’en perfectionner la construction et leur utilisation afin d’améliorer leur rendement. Le second ouvrage est essentiellement consacré aux pompes et machines permettant d’élever l’eau, on y trouve notamment une description de la machine de Marly destinée à alimenter les fontaines de Versailles. Après la guerre de succession d’Autriche, il reprend ses recherches sur l’hydraulique et il publie la seconde partie de L’architecture hydraulique, en deux volumes en 1750 et 1753. Les fortifications de Dunkerque y sont étudiées et plus particulièrement les écluses et la manière de les perfectionner. Le second ouvrage aborde la construction de ports de mer, où il préconise notamment l’usage de béton pour les fondations immergées. La navigation fluviale n’est pas oubliée avec la construction de canaux et d’écluses, des ponts et de leurs fondations." Michel Daeffler, in DicoMarine sur https://mrsh.unicaen.fr/Plusieurs coiffes sont absentes et les coins des deux premiers volumes sont ouvert; mouillures au tome 2 et 3, quelques rousseurs. A noter une différence de reliure entre les deux premiers et les deux derniers volumes, dû aux années séparant leur publication. Impressionnante iconographie.