Une femme m'apparut...
Paris, Alphonse Lemerre, 1904. In-12 de [4]-IV-[2]-270-[2] pages, demi-chagrin rouge à coins, dos à nerfs orné de filets dorés, couvertures conservées, tête mouchetée.
Illustré de deux planches hors texte: "Saint Jean Baptiste" de Léonard de Vinci et "Notre-Dame des Fièvres". Édition originale très rare. Le texte relate sous la forme d'un roman à clef, la relations tumultueuse entre Natalie Clifford Barney et Renée Vivien. Imprimé en février, elle désavoua cette version initiale après leur réconciliation qui eut lieu durant l'été 1904. Elle rédigea une nouvelle version qui parut en 1905, "si totalement remaniée que c'en est presque un nouveau livre" en dit le biographe de Renée Vivien J.-P. Goujon (Tes blessures sont plus douces que leurs caresses, R. Deforges, 1986). Chaque chapitre s'ouvre sur un extrait de partition musicale, Chopin surtout mais également Schumann, Beethoven, Wagner - la mort d'Yseult et Grieg, comme pour indiquer l'ambiance du chapitre. Le feuillet de dédicace est imprimé sur un papier vert pâle et orné de deux violettes. Précieux exemplaire avec un envoi autographe de Renée Vivien: "A Madame Acanter de Brahm avec les compliments et les meilleurs remerciements de Renée Vivien". Jeanne Louise Marie Ichard, écrivaine qui connut un grand succès dans la littérature sentimentale. Elle a également écrit plusieurs ouvrages en collaboration avec Valentine Benoît d'Entrevaux et publié sous d'autres noms : Marcel d'Entraygues, Jan Rosmer, Jane Alcanter de Brahm. Elle épousa en 1902 Marcel Bernhardt dit Alcanter de Brahm, lui-même poète, chansonnier et critique d'art. De la bibliothèque de Louis Hébas (?) avec son ex-libris. De toute rareté, a fortiori avec un envoi (5 exemplaires recensés au WorldCat).