Référence :8873

Lettres de Mademoiselle Aïssé à Madame C......... [alandrini]. Qui contiennent plusieurs anecdotes de l'histoire du tems , depuis l'année 1726 jusqu'en 1733. Précédées d'un narré très court de l'histoire de mademoiselle Aïssé, pour servir à l'intelligence de ses lettres. Avec des notes, dont quelques-unes sont de Mr. de Voltaire.

AISSE [Charlotte]; VOLTAIRE:

Paris, La Grange, 1787. In-12 de 1 feuillet de titre, 1 feuillet pour l'avis de l'éditeur, et p. 4 à 242, plein veau beige, dos à nerfs richement orné, pièces de titre noire et rouge, triple filet doré sur les plats, simple sur les coupes, dentelle intérieure, tranches dorées, mors et coins légèrement frottés, pâle auréole d'humidité au coin supérieur sur 10 feuillets. La reliure est signée Niédrée.

Edition originale. "Dans le bazar de Constantinople, au début de l'année 1698, une petite princesse circassienne fut vendue à un diplomate français. Ce dernier avait pensé en faire sa fille ou sa maîtresse, puis il choisit de faire coïncider les deux rôles. C'est ainsi que la belle Aïssé fut éduquée comme une aristocrate française et accueillie avec curiosité et bienveillance dans la plus haute société. Elle fut l'une des rares dames qui sut résister au Régent. A l'âge d'or du libertinage, Aïssé vécut une histoire d'amour et d'abnégation qui, parée de son halo exotique, allait devenir, à l'instar de celle de Manon Lescaut, un des premiers emblèmes de l'amour romantique et inconsolable. Aïssé ne fut pas seulement personnage de roman, très vite, et presque sans le savoir, elle devint écrivain. Ses lettres nous laissent entrevoir les aventures de cette héroïne de la passion, mais nous permettent aussi d'observer les facettes de la scène française à l'époque de la Régence. Chez Aïssé, la fraîcheur du regard, l'acuité à saisir le détail singulier, la légèreté de la touche sont des choses admirables." (Rivages).

540.00 CHF