Référence :21749

Le Mois. Résumé mensuel, historique et politique de tous les événements, jour par jour, heure par heure. Entièrement rédigé par Alexandre Dumas.

DUMAS Alexandre:

Paris, Imprimerie Guiraudet et Jouaust, puis Penaud frères, mars à novembre 1848. Demi-chagrin noir, dos à nerfs.

Première année de ce périodique dont la publication cessera le 1er février 1850, avec le 26e fascicule. "Fondé par Alexandre Dumas, il constitue le second volet de l'activité de journalisme du romancier, qui, à l'époque, collaborait également à "La Liberté", dirigé par le Poitevin-Saint-Alme.Ce fragment du « Mois » (près de la moitié des numéros publiés), forme un recueil de 383 pages imprimées sur deux colonnes. Il couvre une période allant de la chute de Louis-Philippe, à l'élection de Louis-Napoléon, en passant par la suppression des ateliers nationaux, les lois sur les clubs et la presse, et la promulgation d'une Constitution républicaine. En ces temps troublés, Dumas se garde en son journal, de prendre ouvertement parti. Il se borne a y consigner des faits, avec concision. En de rapides séquences il évoque le Paris des barricades, les journées meurtrières de Juin. Sensible, comme tout auteur dramatique aux formules à l'emporte-pièce, aux mots qui font mouche, il rend compte des débats où s'affrontent les orateurs des diverses tendances, nous initiant au passage aux intrigues de couloirs. Il n'est surement pas sans savoir, qu'un second Napoléon (estampillé troisième), va, au-delà des événements de Février et Juin 48, conforter pour 22 ans la puissance des nantis. Prudemment, il oriente son journal pour, le cas échéant, être à même d'en infléchir la ligne politique au gré des circonstances... ou la réaction des lecteurs. Il avise d'ailleurs ceux-ci, en une note de bas de page, qu'il prétend faire du « Mois » un journal pour tous. Vulgarisation politique que Raspail, son concurrent de « L'Ami du Peuple », tentait alors d'étendre à la médecine. Malgré son habileté, ou à cause d'elle, il ne semble pas que Dumas ait réussi à élargir l'audience de son journal, ni même à lui conserver sa popularité initiale. Si - Cavaignac aidant - on ne bat plus la générale dans les rues de Paris, Dumas se voit contraint (dans le dernier numéro de la 1ère série de son journal), de battre le rappel des lecteurs et des abonnés. Ils ne lui accorderont qu'un sursis de douze « Mois »." notice del alibrairie Coulet et Faure, 1980. Hatin, 478. Légère épidermure, petit manque à la coiffe supérieure.

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